Les salles du rez-de-chaussée

Le Musée d'Art et d'Histoire d'Orange est installé dans l'hôtel particulier construit au XVIIe siècle pour Georges Van Cuyl. Cet hollandais était responsable des munitions du château des princes d'Orange qui se dressait au sommet de la colline Saint-Eutrope au dessus du théâtre. De ses origines, l'hôtel a conservé son escalier, ses fenêtres, ses plafonds à la française et une cheminée en gypserie. Il abrite aujourd’hui une riche collection de mobilier et d’objets d’art et retrace l’histoire d’Orange, de l’Antiquité jusqu’au XIXe siècle.

La salle de la principauté

Cette première salle évoque l'étonnant passé d'Orange du Moyen Âge aux Temps Modernes grâce à des objets très divers tels qu’une série de gravures et de portraits des princes et princesses d'Orange-Nassau, des arbalètes rappellent l'existence d'une compagnie d’arbalétriers chargés de la sécurité dans la principauté ou encore la masse de l'université d'Orange symbole de pouvoir.

La salle du portique

Elle abrite une œuvre majeure : la mosaïque des Centaures. Après de nombreuses fouilles conduites durant les deux derniers siècles à Orange, il a été découvert dans le Théâtre ainsi que dans d’autres structures monumentales romaines, des décorations antiques. La mosaïque des Centaures a été retrouvée dans les caves de l’îlot Pontillac, situé au cœur de la ville. Elle vient d’être restaurée dans les ateliers du Musée de l’Arles Antique.
Des reliefs décorant le mur de scène du Théâtre sont également exposés ici : des aigles tenant dans leurs becs des guirlandes de lauriers, de fleurs et de fruits ou encore un relief représentant un combat de cavaliers et de fantassins.

La salle des cadastres

Cette salle présente les fragments de 3 cadastres romains gravés sur des plaques de marbre. Ces documents uniques ont été découverts à Orange en 1949. Ils ont été gravés en 77 après J.C. dans le cadre d’une révision complète de la propriété foncière décidée par l’Empereur Vespasien.
Au centre de la pièce se trouve une mosaïque du Ier siècle dite « aux amphorettes ». D'autres pavements évoquent la richesse des maisons de l'Orange antique comme un assemblage géométrique de marbres colorés. Enfin, des frises du Ier siècle proviennent de la décoration du mur de scène du Théâtre (combat d’Amazones contre des fantassins, procession de Centaures portants des offrandes en l’honneur de Dionysos et procession de Victoires).